AVANT-GARDE WANNABE

Raulff:  As I understand it, almost every philosopher has had a vision of the good and the right or of a philosophical life as well.  What does yours look like? 

Agamben:  The idea that one should make his life a work of art is attributed mostly today to Foucault and to his idea of the care of the self.  Pierre Hadot, the great historian of ancient philosophy, reproached Foucault that the care of the self of the ancient philosophers did not mean the construction of life as a work of art, but on the contrary a sort of dispossession of the self. What Hadot could not understand is that for Foucault, the two things coincide.  You must remember Foucault’s criticism of the notion of author, his radical dismissal of authorship.  In this sense, a philosophical life, a good and beautiful life, is something else:  when your life becomes a work of art, you are not the cause of it.  I mean that at this point you feel your own life and yourself as something “thought,” but the subject, the author, is no longer there. The construction of life coincides with what Foucault referred to as “se deprendre de soi.” And this is also Nietzsche’s idea of a work of art without the artist. 


Les Chats
Les amoureux fervents et les savants austèresAiment également, dans leur mûre saison,Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
Amis de la science et de la voluptéIls cherchent le silence et l’horreur des ténèbres;L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.
Ils prennent en songeant les nobles attitudesDes grands sphinx allongés au fond des solitudes,Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;
Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques,Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Les Chats

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques,
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Trouver une chose, c’est toujours amusant; un moment avant elle n’y était pas encore. Mais trouver un chat: c’est inouï! Car ce chat, convenez-en, n’entre pas tout à fait dans votre vie, comme ferait, par exemple, un jouet quelconque; tout en vous appartenant maintenant, il reste un peu en dehors, et cela fait toujours;

la vie + un chat,
ce qui donne, je vous assure, une somme énorme.
Perdre une chose, c’est bien triste. Il est à supposer qu’elle se trouve mal, qu’elle se casse quelque part, qu’elle finit dans la déchéance. Mais perdre un chat: Non! ce n’est pas permis. Jamais personne n’a perdu un chat. Peut-on perdre un chat, une chose vivante, un être vivant, une vie? Mais perdre une vie: c’est la mort!

Eh bien, c’est la mort.

Trouver. Perdre. Est-ce que vous avez bien réfléchi à ce que c’est que la perte? Ce n’est pas tout simplement la négation de cet instant généreux qui vint combler une attente que vous-même ne soupçonniez pas. Car entre cet instant et la perte il y a toujours ce qu’on appelle - assez maladroitement, j’en conviens - la possession.
Or, la perte, toute cruelle qu’elle soit, ne peut rien contre la possession, elle la termine, si vous voulez; elle l’affirme; au fond ce n’est qu’une seconde acquisition, toute intérieure cette fois et autrement intense.
Vous l’avez senti d’ailleurs, Baltusz; ne voyant plus Mitsou, vous vous êtes mis à le voir davantage. Vit-il encore? Il survit en nous, et sa gaieté de petit chat insouciant, après vous avoir amusé, vous oblige: vous avez dû l’exprimer par les moyens de votre tristesse laborieuse.
Aussi, une année après, je vous ai trouvé grandi et consolé.

Pour ceux cependant qui vous verront toujours éploré au bout de votre ouvrage, j’ai composé la première partie - un peu fantaisiste - de cette préface. Pour pouvoir leur dire à la fin:

«Tranquillisez-vous: Je suis. Baltusz existe. Notre monde est bien solide. Il n’y a pas de chats.»

RilkeAu Château de Berg-am-Irchel, en Novembre 1920

Não lhes falta humor e são muito dados à pilhéria. Para começar, evitam por princípio, mesmo entre eles, dizer a verdade. São inacreditáveis mentirosos. De modo que é preciso muita paciência de controle e verificação para validar uma informação. Quando estávamos na Parima, cruzamos um caminho. O jovem que nos guiava, interrogado sobre sua destinação, respondeu que não sabia (ele havia percorrido esse caminho talvez umas cinqüenta vezes). “Por que és mentiroso?” — “Não sei.” Como eu perguntasse um dia o nome de uma ave, deram-me o termo que significa pênis, uma outra vez, tapir. Os jovens, em particular, adoram os ditos chisto-sos: “Vem conosco até o pomar. Vamos te enrabar!”. Em nossa viagem aos Patanawateri, Hebewe chama um garoto de uns doze anos: “Se me deixares te enrabar, te dou meu fuzil”. Todos ao redor dão gargalhadas. É um gracejo muito comum. Os jovens são muito impiedosos com os visitantes de sua idade. Por algum pretexto, levam-nos até o pomar e ali os dominam para desatar o cordão que prende o pênis, suprema humilhação. Brincadeira comum: você dorme inocentemente na rede, quando uma detonação o mergulha numa nuvem nauseabunda. Um índio veio peidar a dois ou três centímetros de seu rosto… 

- Pierre Clastres, Arqueologia da violência, 1977.

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Ornette Coleman - Ramblin'
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<3 <3 <3

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01 - Ramblin’

Ornette Coleman (as) Don Cherry (cornet) Charlie Haden (b) Billy Higgins (d)

New York City, October 9, 1959

Are we the alligators staring back into the abyss of time?

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01 - You and the Night and the Music

Bill Evans (p) Freddie Hubbard (tp) Jim Hall (g) Percy Heath (b) Philly Joe Jones (d)

New York City, July 17, 1962

Miau

Miau

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01 - Ye Hypocrite, Ye Beelzebub

Barry Galbraith (g) Art Farmer (tp) Hal McKusick (as) Milt Hinton (b) Bill Evans (p) Joe Harris (d)

New York City, March 31, 1956

ainda da série GIALLO

GIALLO